Une rencontre avec Boss Media
Vers la fin du mois de mai 2003, Soren du Casinoportalen.fr a rencontré le fabricant de software suédois, Boss Media. Le but de la rencontre était d'une part de faire un exposé sur les chasseurs de bonus danois, d'autre part d'en savoir plus sur ce qui se passe chez Boss Média dans la Suède profonde.
A propos de Boss Media
Boss Media est l'un des "Big 4" parmi les fournisseurs de software pour les casinos en ligne. Boss Media est située coté à la Bourse de Stockholm (la liste O), et le plus grand actionnaire est l'entreprise suédoise Medstöms AB, qui détient près de 16% des actions.
En 2002, le chiffre d'affaires de Boss Media était de 114 millions couronnes suédoises, provenant principalement de licences software et des royalties des casinos.
Je suis parti du Grenaa au Danemark. Le ferry partait à 14h45 de l'après-midi, malheureusement avec une prévision météo pleine de pluie, malheureusement parce que j'étais en moto, et comme les motards le sauront, la pluie n'est pas exactement la condition idéale.
Le temps s'est cependant avéré meilleur que prévu, et lorsque nous sommes finalement parti du port de Grenaa, le soleil s'était pointé pour de bon. Je me suis placé à l'arrière du bateau, avec une bonne bière et un sandwich, attendant une agréable traversée.
Le Nord magnifique
Après 4 heures de navigation, nous avons abordé Varberg. Le temps ici était tout simplement fantastique. Sur Mappy, je m'étais préparé un itinéraire qui m'amenerait vers le Sud jusqu'à la ville d'Halmstad, après quoi il fallait tourner à gauche pour rentrer dans le centre du pays. Temps de voyage estimé à 2h55min, ce qui signifierait une arrivée à Växjö vers 22h lundi soir.
La Suède n'étant pas un pays super peuplé, je suis finalement arrivé à Vaxjö à 21h déjà, après avoir fait quelques pauses en route, au beau milieu de la belle nature suédoise.
Bien arrivé à mon hôtel, je me suis installé dans ma chambre, et il était maintenant l'heure de casser la croûte, avant le grand jour chez Boss Média le mardi.
Le programme du jour était le suivant :
8.30 Départ de l´hôtel.
9.00-11.00 Exposé à Boss Media
11.00 "Tour of Boss Media"
12.00-13.00 Déjeuner
13.00 Rencontre avec le manager du Gold Club Casino, Per Karlsson
14.00 Rencontre avec Jesper Svensson, du Boss Media Affiliate System.
Mme. Jeanette Ström, manager de Casino.com et Mme.Ebba Arnred (Gold Club Casino) sont venues me chercher à l'hôtel.
Les bureaux de Boss Media sont situés dans une ancienne caserne de l'armée suédoise, occupée aujourd'hui principalement par des entreprises de l'informatique et ma première impression fut effectivement ""jävla, det ligner jo Fort Knox" (mince alors, on dirait le Fort Knox). Nous avons rigolé pas mal de ça...:-)
On a été accueilli par un panneau humble, annonçant l'emplacement de Boss Media.

Après être arrivé péniblement au 3. étage (les Suédois privilégient apparemment les escaliers malgré l'existence d'un ascenseur..) , je devais à présent m'enregistrer à la réception.
Équipé d'une tasse de café, l'heure était venue de donner mon exposé sur le chasseurs de bonus danois, exposé qui avait pour but d'amener plus de casinos de Boss Media à accepter des joueurs danois de nouveau.

J'étais surpris par le nombre de personnes de chez Boss Media qui sont venus assister à mon exposé, depuis le service support (ce qui entre en contact avec les joueurs au quotidien), le Webdollar (en charge de la partie bancaire de la plupart des casinos Boss Media), jusqu'au CRM (comptables de casinos Boss Media).
Après avoir parlé un peu de ce qu'est vraiment le "bonus-hunting", les auditeurs ont pu poser des questions - et ils en avaient beaucoup :-)
Vers 11h30 beaucoup de personnes ont malheureusement du retourner au boulot, nous avons donc décidé de terminer la séance.
J'ai ensuite eu droit au grand tour guidé de Boss Media par Jeanette Ström. Boss Media employé env. 110 personnes, dans les départements du son, conception des jeux, webdesign, CRM, Webdollar, support, marketing, vente et administration. Au dernier étage a lieu en outre pas mal de travail de test de machines à sous et autres jouets mécaniques qui sont utilisé dans les 'kiosques', installés dans des nombreux hôtels etc., on peut y surfer sur le Net et bien entendu jouer aux casino en ligne :-)

Boss Media est à la tête du développement de software, aussi bien pour les téléphones mobile que pour les mini-ordinateurs portables. On m'a présenté un mini PC portable, sur lequel était installé le Gold Club Casino. Par le biais de GRPS je pouvais maintenant jouer au casino en ligne, tout comme sur un PC habituel. Le software fonctionnait à merveille, et je dois dire que j'étais très impressionné par la qualité du graphisme d'un tel appareil.
Une chose dont j'ai émis quelque critiques, était l'offre (ou l'absence de celle-ci justement) de jeux de vidéo poker sur les casinos Boss Media. Selon Togny Persson ceci va changer dans un avenir proche, puis que Boss Media va bientôt lancer 15 nouvelles jeux vidéo poker et machines à sous, dont j'ai pu avoir un avant-goût. Je peux révéler, qu'avec ces nouvelles machines, Boss Media offrira sous peu des jeux qui en vaudra vraiment le détour. Les images suivant sont même inédites.

Interview avec Boss Media
Après un bon déjeuner, j'avais un RV avec Per Karlsson, le manager du casino de Boss Media même, càd, le Gold Club Casino. Armé de nombreux questions du toujours curieux Jan du Casinoportalen.fr, je m'entretenais donc avec Per Karlsson. Certaines questions ont cependant demandé l'aide du chef des ventes Robert Skogh et du concepteur du générateur de numéros aléatoires de Boss Media, Roger Jönsson.
Søren: Pourquoi les Suédois ne peuvent-ils pas jouer chez les casinos Boss Media?
Per: Juridiquement, rien ne l'empêche, cependant c'est une décision de Boss Media, que nous ne souhaitons pas accueillir des joueurs suédois, vu que nous sommes coté en bourse en Suède. A ceci s'ajoutent quelques accords que nous avons passés avec Svenska Spel (l'équivalent de la Française des Jeux), et qui font que nous nous tenons à l'écart de la Suède.
Søren: Combien y-a-t-il de casinos Boss Media?
Per: Je crois que le nombre est autour des 40.
Søren: Quelle est la destinée des casinos Boss Media qui sont soit "morts", soit qui ne paient pas les joueurs
Per: Nous avons dans ces cas-là un accord avec le casino de racheter/reprendre la licence, càd un Buy-out/ Take-over.
Søren: Il y a des rumeurs sur une ouverture prochaine d'un casino Boss Media par William Hill. Qu'en est-il
Robert: Il est vrai que William Hill Casino a acheté une licence casino chez nous. Je ne peux pas rentrer dans les détail, mais nous avons créer une certaine API (Application Protocol Interface), une sorte de pont entre les nouveau software Boss Media de William Hill et leur software existant de CryptoLogic Casino. De cette façon, le manager du casino peut entrer dans leur Back Office Program (sorte de programme supérieur d'administration) et gérer les deux casinos. Le système n'est toutefois pas encore complètement au point, mais nous pensons qu'il le sera vers la fin de l'été.
Søren: Quel est le prix d'un casino Boss Media ?
Robert: Lex prix peuvent varier. Mais je peux dire, que nous ne sommes pas parmi les casinos les moins chers, bien au contraire je pense. une licence peut coûter de 250.000€ à 500.000€ selon les options qu'on choisit.
Søren: Qu'a-t-on pour cette somme alors?
Robert: Une licence casino comprend en principe un logiciel sur mesure et un site web. Nous avons actuellement env. 47 jeux différents et le prix de base comprend alors une sélection de 10 jeux parmi la liste.
Søren: Une fois le software et les jeux réglés, ne vous doit-on plus rien alors?
Robert: Tous les mois, les casinos doivent nous payer des royalties pour l'usage des notre software, typiquement dans les 30%. Si on souhaite en plus que nous nous occupions du service support, le tarif est env. de 7500€ par mois. A cela s'ajoutent les frais pour Webdollar, qui sont d'env. 1% sur les transactions effectuées.
Søren: Quelques-uns des utilisateurs de Casinoportalen se plaignent que votre software doit être truqué. Comment créez-vous un chiffre aléatoire?
Roger: Comme vous le savez peut être, il n'est pas possible pour un ordinateur de générer un chiffré totalement établi au hasard, puisqu'il se sert toujours de calculs pour trouver un résultat donné et cela n'est donc pas aléatoire peu importe la complexité de ces calculs.
J'ai été responsable du développement du générateur de nombre aléatoire de boss media (Random Number Generator, appelé aussi r 'RNG'), càd, le moyen pour avoir des cartes aléatoires dans nos casinos ou encore la manière d'assurer que la bille de la roulette tombe sur un numéro véritablement par hasard. Le coeur du générateur de nombre aléatoire de Boss Media consiste en principe en une petite boîte connectée à un ordinateur par le port de série, appelé Orion TRNG. Ce TRNG crée alors beaucoup d'interférence (wide noise), qui peut être lue ensuite par un RNG (Random number Generator) placé à l'intérieur de l'ordinateur.
Pour ceux qui sont intéressés par l'aspect technique, les résultats aléatoires sont obtenus en utilisant le bruit pour créer une perturbation du RNG qui est dans l'ordinateur, et qui va ensuite passer les résultats par des algorythmes blowfish très complexes proviennent Tous les casinos Boss Media utilisent le même générateur de nombre aléatoire, donc les joueurs qui ont l'impréssion que certains casinos sont plus 'justes' que d'autres se trompent. Tous les casinos Boss Media fonctionnent d'exactement la même manière pour générer des nombres au hasard. Le RNG de Boss Media a subi des milliers de test et continue à être contrôlé, ce pourquoi nous pouvons affirmer que les résultats sont à 100% aléatoires. Si vous souhaitez en savoir plus sur la structure de ce système, étudiez ce Flowchart.

Le dernier RV du jour était avec Pia-Karin Åkesson et Jesper Svensson, qui sont résponsable du développement de programmes webmaster pour les casinos Boss Media.
Après une longue journée intéressante, j'ai pu me reposer un peu à l'hôtel avant d'être convié à un dîner délicieux. Durant le dîner, j'ai pu rencontrer Peter Bertilsson, le PDG de Boss Media, ainsi que Krister Bergström, le vice président. Peter est un gars amusant, qui a même résidé au Danemark (mon pays d'origine) pendant une période. Vu que j'avais dû communiquer en anglais toute la journée avec le personnel de Boss Media (un peu embarrassant à avouer, mais véridique), il était vraiment agréable de pouvoir enfin parler avec un suédois EN DANOIS :-)
J'ai passé une journée vraiment instructive chez Boss Media. Ils sont extrêmement professionnels, et à l'inverse de la plupart des autres entreprises dans le métier, ils sont d'une ouverture exceptionnelle par rapport à toute leur organisation.
Il semble donc que je dois reconnaître les faits, et avouer qu'il ne sont pas si "jävla" (foutus) après tout ces Suédois.
Søren
Casinoportalen.fr